samedi 19 mai 2007

Energies renouvelables

La question de l'énergie est au cœur d'un système complexe de relations entre les problèmes
planétaires et les décisions quotidiennes d'une multitude d'acteurs. Les enjeux sont fondamentaux car il s'agit, dans le temps, du destin des générations futures et, dans l'espace, des grands équilibres du monde. Il en va de la responsabilité des États et de chacun d'entre nous de relever le défi.Se rendre compte des disparités de consommation énergétique dans le monde. Recenser les diverses sources d'énergie et leurs impacts sur l'environnement. Prendre conscience que l'énergie qui pollue le moins est celle qui n'est ni produite, ni consommée


La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme et l'ADEME ont lancé, le 24 mai 2005, un défi sans précédent à tous les Français : le Défi pour la Terre. Son objectif ? Inciter chacun à s'engager, individuellement ou collectivement, à réduire son impact sur la planète en accomplissant des gestes simples et concrets au quotidien. Parce qu'une telle mobilisation doit être le fait de l'ensemble de la société civile, de nombreuses collectivités, des médias et des personnalités relèvent dès aujourd'hui le Défi pour la Terre

Crédit d’impôt en faveur du développement durable

Fiscalité : crédit d’impôt en faveur du développement durable

Récupérez de 15 à 40% de votre investissement dans un chauffage écologique !
Instauré par l’article 90 de la loi de finance 2005, le crédit d’impôt en faveur du développement durable pour les dépenses d’équipements de l’habitation principale
vous permet de récupérer entre 15% et 40% de votre investissement.
Le crédit d’impôt pour le développement durable a été instauré par l’article 90 de la loi de finances pour 2005 auquel l’article 83 de la loi de finances pour 2006 a apporté certains compléments. Il a ensuite été précisé par l’arrêté du 9 février 2005 et l’arrêté du 12 décembre 2005 ainsi que par l’instruction fiscale 5B-26-05.La liste exhaustive des équipements éligibles figure dans les arrêtés du 9 février 2005 et du 12 décembre 2005 qui précisent en outre les caractéristiques techniques et les critères de performances minimales requis. Sont principalement concernés :les équipements de chauffage (chaudières basse température et à condensation) ; les matériaux d’isolation ; les appareils de régulation de chauffage ; les équipements utilisant des énergies renouvelables ; les pompes à chaleur dont la finalité essentielle est la production de chaleur ; les équipements de raccordement à certains réseaux de chaleur alimentés majoritairement par des énergies renouvelables ou des installations de cogénération.Le montant du crédit d’impôt varie en fonction du matériel concerné :Acquisition de chaudières à basse températureCes chaudières qui fonctionnent à une température inférieure aux chaudières classiques sont définies par la directive 92/42/CEE du Conseil du 21 mai 1992.Les dépenses afférentes à un immeuble achevé depuis plus de deux ans, payées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009, au titre de l’acquisition de chaudières à basse température, ouvrent droit à un crédit d’impôt de 15% du montant des dépenses.Chaudières à condensation, matériaux d’isolation thermique, appareils de régulation de chauffageLes dépenses afférentes à un immeuble achevé depuis plus de deux ans, payées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009, au titre de :l’acquisition de chaudières à condensation, individuelles ou collectives ;l’acquisition de matériaux d’isolation thermique (parois opaques, parois vitrées, volets isolants, calorifugeage,...) et d’appareils de régulation de chauffage en maison individuelle ou en immeubles collectifsouvrent droit à un crédit d’impôt de 25% du montant des dépenses.Le taux de crédit d’impôt est porté à 40% si les trois conditions suivantes sont remplies : le logement a été achevé avant le 1/1/1977 ; l’installation des matériels a été réalisée au plus tard le 31 décembre de la 2ème année qui suit celle de l’acquisition du logement ; les dépenses afférentes à cette installation ont été réglées entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2009.Équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelableLes équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable (chauffe-eau ou chauffage solaire, chauffage ou production d’eau chaude à partir de la combustion du bois ou de la biomasse, panneaux photovoltaïques, petites éoliennes ou centrales hydroélectriques,...) ou des pompes à chaleur dont la finalité essentielle est la production de chaleur (géothermiques, air/eau, air/air) :payés entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009 dans le cadre de travaux réalisés dans un logement achevé ;intégrés à un logement acquis neuf entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009 ;intégrés à un logement acquis en l’état futur d’achèvement ou que le contribuable fait construire, achevé entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009ouvrent droit à un crédit d’impôt de 40% du montant des dépenses acquittées en 2005 et à 50% du montant des dépenses acquittées entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2009.Raccordement aux réseaux de chaleurLe coût des équipements de raccordement à un réseau de chaleur lorsque ce réseau est alimenté, soit majoritairement par des énergies renouvelables, soit par une installation de chauffage performante utilisant la technique de la cogénération ouvre droit à un crédit d’impôts de 25% si la dépense est engagée entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2009.PlafonnementPour une même résidence, le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder, pour la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2009, la somme de 8.000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et de 16.000 € pour un couple marié soumis à imposition commune.Cette somme est majorée de 400 € par personne à charge au sens des articles 196 à 196 B du code Général des Impôts. Cette majoration est fixée à 500 € pour le second enfant et à 600 € par enfant à partir du troisième.Les sommes de 400 €, 500 € et 600 € sont divisées par deux lorsqu’il s’agit d’un enfant réputé à charge égale de l’un et l’autre de ses parents. Pour l’application de ces dispositions, les enfants réputés à charge égale de chacun des parents sont décomptés en premier.

Le bois-énergie

Le bois a longtemps été la seule source d'énergie à la disposition des hommes pour leurs besoins domestiques et industriels. Cette prédominance a fini par se traduire par une surexploitation des bois et des forêts dans le courant du XVIIIème siècle.Sur cette page : Les atouts du bois-énergie Les chiffres du bois-énergie Le bois-énergie et la Bretagne Le programme Bois-Energie en Bretagne Les réalisations en Bretagne dans le cadre du plan bois énergie Le bois-énergie et l'habitat Les TTCR Avec la découverte du charbon, du pétrole et du gaz naturel, le bois a progressivement été relégué a une fonction de chauffage, en milieu rural.En France, la production de bois-énergie reste néanmoins importante. Elle est en effet estimée à 4-5 % de la consommation énergétique totale et 33 % de la production des énergies renouvelables, derrière l'hydraulique.50 % des particuliers en France utilisent le bois pour se chauffer.LES ATOUTS DU BOIS-ENERGIELes émissions de CO2 sont neutres vis à vis de l'effet de serre si l'on tient compte du carbone réutilisé par la croissance des arbres sur les surfaces replantées.(source : plan bois énergie Bretagne)L''utilisation de 4 m3 de bois énergie permet d'économiser 1 tonne de pétrole (tep), et d'éviter en moyenne l'émission de 2,5 t de CO2 dans l'atmosphère. Parmi les déchets industriels banals (DIB), des quantités importantes de bois de rebut non souillés (écorces, chutes de fabrication, palettes, cageots, certains bois de construction et de démolition..) autrefois brûlées sur place, en usine d'incinération ou mis en décharge, doivent être soit recyclées, soit valorisées autrement, conformément à la nouvelle réglementation française sur les déchets.A titre indicatif, 60 millions de palettes sont produites chaque année en France.La réalisation d'une pièce de bois d'œuvre entraîne 60 à 80 % de déchets par rapport au morceau de bois brut initial.Dans les contrats d'achat de plaquettes, il y a obligation d'avoir 25 % de sous produits forestiers dans les mélanges de connexes.L'exploitation de la filière bois-énergie permet aussi d'améliorer la gestion du patrimoine forestier et de stimuler l'économie et l'emploi local.Emplois directs pour 1000 tep produites ou distribuées(source : Biomasse Normandie) LES CHIFFRES DU BOIS-ENERGIEEn France, la consommation totale de bois-énergie est évaluée à 9.5 Mtep, dont : 8 Mtep dans l'habitat individuel : le bois est l'énergie de base pour 2,8 millions de ménages occupant une maison individuelle, tandis qu'une maison sur quatre utilise le bois-énergie comme appoint ; 0,1 Mtep dans le collectif et tertiaire (300 chaufferies bois à alimentation automatique de plus de 200 kW) ; 1,1 Mtep en auto-consommation dans les industries du bois (1 millier de chaufferies) ; 0,27 Mtep dans l'incinération de déchets ménagers. Le potentiel supplémentaire en gisement forestier représente 2 à 3 Mtep.LE BOIS-ENERGIE ET LA BRETAGNEEn Bretagne, la forêt ne couvre que 10 % du territoire mais se caractérise par un important effort de reboisement depuis la fin de la 2nde guerre mondiale (environ 70000 hectares dont 50000 au cours des 25 dernières années) et par l'arrivée en production (premières éclaircies) de ces jeunes peuplements.Par ailleurs, à la forêt proprement dite s'ajoutent les petits bosquets, haies et plantations d'alignements qui constituent des éléments essentiels du bocage breton.La ressource forestière est donc en augmentation et son exploitation est une nécessité, non seulement pour produire du bois d'œuvre mais également pour améliorer la qualité et l'état sanitaire des peuplements. Or, la récolte de bois en Bretagne (toutes catégories confondues) demeure chaque année inférieure à l'accroissement ligneux annuel et il n'y a pas, dans ces conditions, de risque de surexploitation. C'est pourquoi la filière bois-énergie s'intègre dans une logique d'exploitation et de valorisation de la ressource globale. La Bretagne est enfin une région où l'industrie de la transformation du bois est dynamique. Celle-ci importe des quantités importantes de bois qui sont à ajouter aux bois récoltés localement.LE PROGRAMME BOIS-ENERGIE EN BRETAGNELa réalisation d'un premier programme bois-énergie (1995-1999) a développé de façon significative la filière bois-énergie en Bretagne. Dès 1999, la relance de la politique de maîtrise de l'énergie a permis de négocier un nouveau programme plus ambitieux pour la période 2000-2006. En effet, l'objectif est fixé à 20 MW sur 7 ans, soit 700kW par an et par département. Cela revient à doubler la puissance bois-énergie installée aujourd'hui dans l'habitat collectif et le tertiaire en Bretagne.Ce nouveau programme, tout comme le précédent, concerne exclusivement les connexes, sous-produits forestiers, déchets de bois, et la réalisation de chaufferies bois à usage collectif ou industriel. Le programme bois-énergie apporte un réel soutien au développement des chaudières bois à alimentation automatique. Cette technique s'adresse particulièrement aux agriculteurs organisés en Cuma, qui peuvent se partager un broyeur. Ces agriculteurs sont à la fois producteurs et consommateurs (exemple dans la région de Carhaix : un broyeur a été acheté pour environ 15 agriculteurs). Deux objectifs principaux ont été retenus et doivent être atteints à l'échéance finale du programme : structurer et organiser l'offre en bois-énergie (cf. carte des plates-formes de conditionnement et de stockage de bois énergie), réaliser des chaufferies bois à alimentation automatique (cf. carte des chaufferies bois). LES REALISATIONS EN BRETAGNE DANS LE CADRE DU PLAN BOIS-ENERGIEDepuis le début du programme, des chaufferies bois de différentes puissances ont été réalisées dans plusieurs types de bâtiments :En Ille-et-Vilaine - Industrie du bois : une scierie à Saint-Sauveur des Landes - 1 100 kW- Corps de ferme du Conseil Général (espaces naturels sensibles) à la ferme du Careil à Iffendic - 30 kWDans les Côtes d’ArmorIndustrie de l’agro-alimentaire : une entreprise de fabrication d’aliments pour animaux de compagnie à St-Hervé - 250 kW Bâtiments communaux (mairie, Trésor public et centre d’initiation à la rivière) à Belle Isle en terre - 300 kWEcole à Plounevez Moëdec - 160 kWLogements sociaux de Trébrivan - 150 kW LE BOIS-ENERGIE ET L'HABITAT Le tableau ci-dessous donne une récapitulation des différents systèmes de chauffage au bois pour l'habitat. Les différences entre les rendements illustrent celles entre les qualités de combustion des appareils : plus le rendement est élevé, meilleure est la combustion et évidemment, moins l'air sera pollué.Appareil Cheminée Récupérateurde chaleur Foyerfermé/insert Poële Cuisinière Chaudièreclassique Chaudièreà flammeinversée Possibilitéde chauffage 1 pièce 1 ou 2 pièces plusieurs pièces plusieurs pièces habitation habitation habitation Caractéristiques Chauffage d'agrément Peu performant (pertes par les fumées et mauvaise combustion) Améliore le rendement d'une cheminée en insérant un échangeur à air ou à eauReste peu performant Combustion mieux maîtrisée que dans un foyer ouvertMeilleure récupération de la chaleur Chaleur transmise par rayonnement principalementChaleur importante dans la pièce Possibilité de cuisson des alimentsChaleur importante dans la pièce Installée en chaufferieCombustion mal maîtriséeSouplesse d'emploi Installée en chaufferieCombustion bien maîtrisée grâce au ventilateurDes aides économiques à l'installation existent, comme le crédit d'impôt pour les logements neufs ou la TVA à 5,5 % pour la fourniture et la pose des appareils dans les logements de plus de 2 ans (Lois de Finances 2001 et 2000). Les chaudières bois peuvent être alimentées par des bûches ou par des plaquettes.Un système de vis sans fin peut assurer une alimentation automatique en plaquettes de la chaudière.Au niveau de l'habitat individuel, il n'y a pas d'actions spécifiques quant à l'acquisition d'équipements de chaudière à alimentation automatique. En effet, dans une maison individuelle, le stockage est réduit. Les livraisons sont donc forcément nombreuses et augmentent considérablement le prix. Cette technique s'adresse plus à un public d'agriculteurs. Flamme VerteAvec le concours de l'ADEME et du GIFAM, les principaux constructeurs d'appareils de chauffage domestique au bois ont signé en début d'année 2001 la charte qualité "Flamme Verte". L'objectif de cette charte est de promouvoir la mise sur le marché d'appareils de chauffage domestique au bois modernes et plus performants sur le plan énergétique et environnemental.La charte s'applique aux inserts, foyers fermés et poêles mixtes ou transformables fonctionnant au bois, à l'exclusion des cheminées d'agrément. Elle permet : - une économie d'énergie en imposant un rendement énergétique minimum de 60 % - la réduction des émissions de gaz à effet de serre (seuil maximum d'émission de gaz polluants : 1 % du volume des fumées).Cette charte participe ainsi à la protection de notre environnement. LE PROGRAMME DE PLANTATION DE TAILLIS A TRES COURTE ROTATION DE SAULE EN BRETAGNE Le TTCR (Taillis à Très Courte Rotation) de saule est une culture pérenne destinée à la production de bois-énergie. Il se récolte tous les deux trois ans, sur une période de 20-25 ans. Cette culture est très développée en Suède où elle occupe près de 20 000 hectares à des fins énergétiques.C'est aussi un filtre végétal a priori intéressant pour la protection des zones de captage d'eau, pour l'épuration des eaux usées prétraitées, pour l'épandage de boues. En Bretagne, où la reconquête de la qualité de l'eau est une priorité, le TTCR de saule pourrait avoir une carte à jouer, c'est pourquoi l'association AILE a réalisé, de 1998 à 2002 des expérimentations.

Batterie solaire

Batterie solaire :Les batteries solaires sont pour le moment des batteries conçues pour les installations photovoltaïques. Les batteries solaires se déchargent beaucoup plus rapidement que les batteries classiques, mais sont réellement idéales pour vos installations solaires, à recharger avec un ou plusieurs panneaux solaires photovoltaïques. Générateur solaire :Le générateur solaire est composé de modules solaires photovoltaïques. Ces derniers sont composés de cellules silicium mono ou multi cristallin. Le courant électrique qu’il produit est fonction du rayonnement solaire, mais il est continu sous une faible tension. Un générateur solaire a pour objectif de maintenir la demande énergétique au niveau de celle définie lors de son dimensionnement. Son installation est facilement réalisable.

La méthanisation : le biogaz

Maîtrisée depuis un siècle pour diminuer la charge en matière organique des boues de station d’épuration urbaines, des effluents industriels, et plus récemment des déchets organiques ménagers, la méthanisation est également une voie de conversion de la biomasse en énergie. Illustration ADEME Sur cette page : De la méthanisation au biogaz Le gisement valorisable en France Le biogaz, un proche parent du gaz naturel d'origine fossile Un gaz polyvalent Les enjeux de la valorisation Une énergie renouvelable qui pollue lorsque l'on ne s'en sert pas Méthanisation en milieu rural Le méthane-carburant Les tarifs d'achat DE LA METHANISATION AU BIOGAZ Ce gaz qui sommeille dans nos déchetsLa méthanisation produit : - du biogaz, un proche parent du gaz naturel fossile- un résidu stabilisé et désodorisé dont la valeur agronomique n’est pas altérée. Il peut être valorisé sous forme solide (compost) ou liquide.La biomasse est traitée dans un digesteur dont le volume varie de quelques centaines à plusieurs milliers de m3. La fermentation dure de 1 à 3 semaines. Un digesteur peut traiter des substrats homogènes ou des mélanges, ce qui offre des opportunités pour traiter, à l’échelle d’un bassin de vie, divers types de déchets organiques (agricoles, industriels, municipaux) tout en produisant une énergie renouvelable valorisable et un fertilisant. Des quantités importantes de biogaz sont également produites par les décharges de déchets ménagers.LE GISEMENT VALORISABLE EN FRANCELa méthanisation produit 500 m3 en moyenne de méthane par tonne de matière organique dégradée.Avec une vingtaine d’installations par département, le gisement potentiellement valorisable en France est de l’ordre de 3,5 M Tep/an, à comparer aux 2,5 M Tep/an produit par le gisement fossile du gaz de Lacq.Cette estimation (SOLAGRO) prend en compte l’énergie générée - ou susceptible de l’être - par les digesteurs dédiés au traitement de déchets ménagers, agricoles, de cultures énergétiques ...Gisement valorisable en France en TEP/an nombre desites production actuelle nombre desites potentiels production récupérable Stations d’épuration urbaines 180 65 000 200 150 000 Station d’épuration industrielles et industries agro-alimentaires 64 64 000 400 800 000 Décharges 5 19 000 140 300 000 Méthanisation de déchets solides et assimilables (dont industries agro-alimentaires) 1 1 900 270 1 000 000 digesteurs agricoles 10 100 1 000 1 000 000 TOTAL 260 150 000 2 010 3 250 000 LE BIOGAZ, UN PROCHE PARENT DU GAZ NATUREL D'ORIGINE FOSSILE Le biogaz est principalement composé de méthane (CH4), constituant majeur du gaz naturel de gaz carbonique, et d’autres gaz à l’état de traces, en particulier l’hydrogène sulfureux (H2S).UN GAZ POLYVALENT Le biogaz peut être utilisé brut ou épuré (raffiné). En France, une infime partie du biogaz produit est valorisé sur les sites mêmes de production, en électricité ou chaleur (cogénération) et sans épuration préalable dans des matériels adaptés. On peut également produire du froid et de l’énergie mécanique.Épuré et mis en conformité avec le gaz du réseau, le gaz peut être :- utilisé sur les équipements standards - distribué sur les gazoducs existants, ce qui démultiplie le nombre d’utilisateurs potentiels, ceux-ci pouvant être désormais éloignés des sites de production. L’injection autorise également une valorisation permanente de l’énergie, celle-ci étant stockée par le réseauUne épuration plus poussée permet de valoriser le biogaz sous forme de méthane carburant, ce qui nécessite de le comprimer à 250 bars pour réduire le volume de stockage.ENJEUX DE LA VALORISATION DU BIOGAZ- Valoriser un gaz naturel renouvelable, gaz naturel dont nous sommes importateurs à plus de 90 %- Réduire les émissions de gaz à effet de serre. UNE ENERGIE QUI POLLUE LORSQUE L'ON NE S'EN SERT PASQuelqu’en soit l’origine, le biogaz non valorisé contribue, du fait de ses fortes teneurs en méthane, à l’effet de serre.L’incidence du méthane (CH4) est en effet 11 fois plus forte que celle du gaz carbonique.En revanche, le gaz carbonique (CO2) libéré par la combustion du méthane issu de biogaz, n’a pas d’impact sur l’effet de serre. Ce CO2 provient du CO2 stocké par la matière organique lors de la photosynthèse. Il n’y a pas « destockage » de CO2 supplémentaire, ce qui est le cas pour les gisements fossiles, mais transfert dans le cadre du cycle du carbone : CO2 - photosynthèse - biomasse - méthanisation (CH4) - combustion - (CO2 + H2O)Production de biogaz Electrique Thermique 1999 213 GWh 62 kTep 2000 (estimé) 346 GWh 63 kTep Production en Tep 1998 1999 2000 Objectif 2006 Biocarburants 261 000 280 000 335 000 473 000 Biogaz (tous gisements) 84 000 104 000 140 000 300 000 Sources : SolagroMETHANISATION EN MILIEU RURALDe nouveaux débouchés pour l’agriculture, des synergies entre communes, agriculteurs, et entreprises...L’idée de traiter conjointement des déchets organiques et des plantes énergétiques, spécialement cultivées pour leur aptitude à produire du méthane a été avancée par SOLAGRO et étudiée dans le cadre du programme interdisciplinaire AGRICE (agriculture pour la chimie et l’énergie). Depuis, divers organismes développent des études sur la méthanisation combinée.Objectif : vérifier dans quelles conditions la méthanisation est une alternative intéressante qui permette de résoudre à l’échelle d’un bassin de vie, le problème de la gestion des déchets organiques des communes, des entreprises et de l’agriculture (lisiers, résidus de cultures), tout en offrant de nouveaux débouchés aux agriculteurs .En 1995, SOLAGRO a réalisé l’éco-bilan de la filière méthane-carburant issu de biomasse agricole afin de faire des comparaisons avec les autres biocarburants (une plaquette présentant cet éco-bilan a été éditée par l’ADEME en 1996 : plaquette n° 2134 « méthane carburant issu de biomasse agricole »).METHANE-CARBURANT Du GNV « fossile » au GNV contemporain et renouvelableLe gaz naturel pour véhicules (GNV) connaît un essor sans précédent dans le monde, impulsé par les politiques de réduction de pollution urbaine.On compte aujourd'hui près d'un million de véhicules fonctionnant au méthane comprimé dans le monde principalement en Russie, en Italie, où cet usage est traditionnel, et en Nouvelle-Zélande. La filière est en développement rapide aux États-Unis (3 nouvelles stations de distribution par semaine), en Argentine (parc passé de 10.000 véhicules en 1984 à 160.000 aujourd'hui). La plupart des pays développés et de nombreux pays du Tiers- monde lancent d'ambitieux programmes GNV, du Canada à la Malaisie, du Brésil à la Grande-Bretagne.La France est restée longtemps à la traîne , préférant miser sur les bio-carburants ou les véhicules électriques. Mais la situation évolue. Depuis l’opération pilote de Nantes, une dizaine de stations de distribution ont été mises en service ces dernières années à Toulouse, Valence, Lyon, Marseille, Lille, Paris... On compterait plus de 500 véhicules fonctionnant au méthane-carburant, dont 3 bus.La mise au point de techniques d’épuration adaptées au biogaz, validées dans le cadre d’opérations pilotes de démonstrations mises en place à Lille et Tours, ouvrent des perspectives de valorisation à ce carburant renouvelable.Un carburant propreLe méthane (CH4) est l’hydrocarbure qui possède la plus courte chaîne carbonée :Par rapport aux autres carburants pétroliers, sa combustion permet une réduction de 65 % des monoxydes de carbone et de 30 % des oxydes d’azote.Par ailleurs, l’utilisation du méthane issu de biogaz comme carburant répond à un certain nombre de préoccupations économiques, écologiques et énergétiques :- mobilisation d'une énergie renouvelable au moment où se pose la question de l'épuisement des gisements fossiles,- réduction de notre dépendance énergétique (le secteur des transports, dépendant à 96 % des importations, consomme 54 millions de Tep / an),- limitation des pollutions atmosphériques liées aux rejets de biogaz non valorisés.Le développement de la filière méthane carburant issu de biogaz se pose désormais plus en termes de marketing et d'industrialisation, qu'en termes de recherche et de développement.Viabilité économique en vueLe coût de l’utilisation du méthane issu de biogaz est la somme des coûts de 3 opérations distinctes : l’épuration, la compression-stockage-distribution et la conversion des véhicules.Coûts indicatifsÉpuration : 0,29 € par m3 pour une capacité de 50 m3/h, 0,46 € si l’installation fonctionne au quart de sa capacité. Compression - distribution - stockage : proche de 0,61 € TTC aujourd’hui - 0,12 €/m3 à terme (10 ans) source CCPCS (Commission consultative pour la production de carburants de substitution). Conversion : 2 100 € pour véhicules essence, 13 700 € pour véhicules diesel , bus ou poids lourds. Sans tenir compte des effets macro-économiques du développement de la filière, réduction de la facture énergétique, création d’activités économiques nouvelles, et rentrées fiscales, le coût du méthane carburant issu de biogaz à la pompe peut être avant 10 ans au niveau compétitif de 0,61 € TTC / m 3 (1 m 3 = 1 litre d’essence ).Cette page a été réalisée en collaboration avec l’association SOLAGRO TARIFS D'ACHAT DU KWHFilière Durée des contrats Fourchette de tarifs pour les nouvelles installations (métropole) Combustion de matières fossiles végétales (biomasse) 15 ans 4,9 c€/kWh + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 1,2 c€/kWh. Méthanisation 15 ans 4,6 c€/kWh + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 1,2 c€/kWh. Biogaz de décharge 15 ans 4,5 à 5,72 c€/kWh selon la puissance + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh. Déchets ménagers sauf biogaz 15 ans 4,5 à 5 c€/kWh + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 0,3 c€/kWh. Cogénération 12 ans 6,1 à 9,15 c€/kWh environ en fonction du prix du gaz, de la durée de fonctionnement et de la puissance. Tableau de synthèse des tarifs d'obligation d'achat de l'électricité produite par les énergies renouvelables prévus par la réglementationDGEMP - Dideme - Août 2002

La bio-construction

La maison, symbole de protection et de sécurité a toujours eu une influence sur la santé des habitants. Jusqu'à une époque récente, beaucoup d'occidentaux pensaient, que grâce aux technologies modernes nos habitations étaient saines. Nous constatons aujourd'hui que nous avons sous-estimé les conséquences des nouvelles techniques de construction, des matériaux utilisés et de l'impact du bâtiment sur l'environnement immédiat. Le concept de l'habitat sain et écologique traduit la vision d'une habitation qui, tout en préservant la santé des habitants, participe à la protection de l'environnement et à la gestion des ressources naturelles. La bio-construction est une démarche complexe qui nécessite une approche globale de la relation Habitat Santé Environnement et suppose la participation et la collaboration étroites de nombreux acteurs. Mais ne l'oublions jamais : au centre du projet, il y a l'habitant, c'est-à-dire nous ! L'approche de la bio construction sera bien différente s'il s'agit d'un projet de construction individuel, d'un bâtiment collectif ou tout simplement de l'amélioration d'une habitation existante. Pour établir une vision globale d'un habitat respectueux du vivant plusieurs angles d'approche sont nécessaires : - la reconnaissance et l'analyse du terrain à construire,- l'architecture de la maison adaptée au besoin du client,- l'intégration de la forme à son environnement à l'aide des tracés régulateurs,- l'utilisation de matériaux fourni par la nature et sans danger pour la santé, pouvant être mis en œuvre de façon artisanale avec des techniques modernes,- l'utilisation efficace de toutes les ressources naturelles, des énergies renouvelables et durables,- la gestion des déchets du chantier et de ceux engendrés par la vie au sein de l'habitation.

Le solaire Thermique

Le flux solaire peut être directement converti en chaleur par l'intermédiaire de capteurs solaires thermiques.Cette technique est applicable au chauffage des habitations, des piscines, à la production d'eau chaude sanitaire (ECS), ou encore au séchage des récoltes (fourrage, céréales, fruits).Contrairement aux idées reçues, l’intérêt du solaire est sensiblement le même sur tout le territoire. En effet l'ensoleillement est plus fort dans le Sud, mais dans le Nord, les besoins en chauffage sont plus importants et plus étalés sur l'année. Sur cette page : Etat des lieux Les capteurs solaires thermiques Les systèmes solaires combinés Le chauffe-eau solaire Le plan soleil Les aides financières Des exemples Bretons dans notre partie "Visite Guidée"ETAT DES LIEUXLe chauffage solaire s'est développé dans de nombreux pays européens au cours des dernières années, avec l'appui des états et des régions : en Grèce, mais aussi en Allemagne, Autriche, Suisse, Hollande, Danemark...A l'inverse, le marché français du solaire thermique s'est effondré : en 1998, les ventes ne représentaient plus qu'environ 1 800 m² posés, soit une division par 30 par rapport à 1980. On ne dénombre aujourd'hui guère plus de 2 industriels français : Giordano (plus de la moitié du chiffre d'affaires) et Clipsol, qui a mis au point un produit original : le plancher solaire direct (PSD). Devant ce constat, l'ADEME met en place, depuis 1999, un programme de relance du solaire thermique en France métropolitaine : Le Plan Soleil. Grâce à ce programme, le marché s'est relancé. La France comptait 726 500 m² de capteurs solaire thermique en 2003, ce qui la positionne au quatrième rang européen derrière l'Allemagne (5,4 Mm²), la Grèce (2,9 Mm²) et l'Autriche (2,7 Mm²). Source - EurObserv'EREn Bretagne, le marché du solaire se développe également. En 2003, la Bretagne comptait 3 250 m² de capteurs solaires installés depuis 1999.En 2003, 198 chauffe-eau solaires individuels (CESI) ont été installés en Bretagne, 10 chauffe-eau solaires collectifs et 29 systèmes assurant à la fois le chauffage et l'eau chaude grâce au solaire..La carte présentant l'implantation géographique de ces capteurs est disponible sur le site de l'ADEME.LES CAPTEURS SOLAIRES THERMIQUESLa chaleur est récupérée grâce à un fluide (eau + antigel ou air) caloporteur, qui s'échauffe en circulant dans un absorbeur placé sous un vitrage. Celui-ci laisse pénétrer la lumière solaire et minimise les pertes par rayonnement infrarouge de l'absorbeur en utilisant l'effet de serre. Ce vitrage permet en outre de limiter les échanges de chaleur avec l'atmosphère.Le capteur solaire sera d'autant plus performant que le revêtement de l'absorbeur aura un coefficient d'absorption élevé et un coefficient d'émission faible. Les matériaux qui présentent ces caractéristiques sont dits "sélectifs". Les performances du capteur sont encore améliorées en isolant la face arrière du module.Des fabricants proposent des capteurs pouvant remplir la fonction de toit couvrant, pour une meilleure intégration architecturale.Source AJENA LES SYSTEMES SOLAIRES COMBINES Ce sont les systèmes portant simultanément sur le chauffage de l'eau chaude sanitaire et le chauffage des locaux pour l'habitat individuel. On distingue deux techniques : les planchers solaires directs et les systèmes avec stockage.LE PLANCHER SOLAIRE DIRECT (PSD)Le fonctionnementL'eau chauffée par les capteurs (1) est acheminée, via un module de transfert blocsol (4), dans un plancher chauffant basse température (2). Cette technique utilise des composants classiques : circulateur, vase d'expansion, vannes, purges, régulation...Si l'ensoleillement est insuffisant on fait appel au réseau d'appoint (7).En été et lorsque les besoins en chauffage sont satisfaits (beau temps), la chaleur produite peut être utilisée pour l'eau chaude sanitaire (ECS) ou le chauffage d'une piscine.Pour fournir un chauffage relativement constant tout au long de la journée, malgré l'intermittence du rayonnement solaire, le PSD utilise l'inertie et la capacité de stockage de la dalle en béton. D'une épaisseur comprise entre 10 et 15 cm, celle-ci permet de restituer avec un déphasage la chaleur du jour et de "lisser" les apports solaires.Le dimensionnementPour calculer la surface de capteurs solaires on procède à un compromis entre les besoins d'été et d'hiver. Une installation peut en effet fournir une part importante des besoins en hiver, mais s'avérer complètement surdimensionnée pour la production d'ECS durant l'été. Il est donc important de réduire l'écart des besoins entre les différentes saisons.Ceci implique une bonne conception du bâtiment, notamment en matière d'isolation et la recherche de débouchés pour la chaleur produite par fort ensoleillement. En général, les installations sont prévues pour couvrir 30 à 70 % des besoins annuels en chauffage et ECS. La surface des capteurs est calculée pour que leur productivité soit de l'ordre de 350 à 400 kWh/an.m² ; elle est en moyenne de 15 m² pour une maison disposant d’une plancher basse température de 100 m².L'appoint:Prévu pour garantir la totalité des besoins, il peut prendre deux formes.La première, dite séparée, consiste à rajouter sur un plancher chauffant basse température existant, un système PSD dont la régulation sera indépendante de l’installation d’origine. Le couplage se fait au niveau hydraulique sur le circuit de retour du plancher chauffant.Dans la deuxième solution, dite intégrée, l'énergie d'appoint provient d'une chaudière classique (intégrée au module de transfert blocsol) dont la régulation pilote l’ensemble du système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire en privilégiant l’apport solaire. Le coûtPour une maison individuelle de 100 m2, de plein pied, équipée d'un plancher chauffant, le surcoût du plancher solaire direct est d'environ 8 300 euros (main d'œuvre comprise, et pour un capteur solaire de 13 m2). Pour relativiser ce surcoût, il faut bien garder à l'esprit que l'énergie solaire est une énergie gratuite et non polluante.Dans le cadre du plan soleil des aides financières de l'Ademe peuvent être accordées.Capteurs solaires - CLIPSOL LE CHAUFFAGE SOLAIRE AVEC STOCKAGECette technique consiste à stocker dans un réservoir le liquide chauffé pour l'utiliser en temps utile. Elle est souvent plus facilement utilisable dans l'habitat existant.LE CHAUFFE-EAU SOLAIRELe chauffe-eau solaire est composé de trois principaux éléments : - des capteurs thermiques vitrés qui reçoivent le rayonnement solaire,- un ballon de stockage de l'eau sanitaire,- un ensemble de régulation .L'eau glycolée, chauffée par le capteur solaire, transfère sa chaleur à l'eau sanitaire du ballon de chauffe grâce à un échangeur. L'eau du ballon de chauffe est transférée à un ballon d'appoint, où un système annexe (chaudière, résistance électrique) permet de porter l'eau à la température désirée.Les chauffe-eau solaires sont aujourd'hui d'un bon rapport qualité prix. Ils permettent des économies de 40 à 60 % en moyenne annuelle, soit environ 150 € sur l'année.3 à 5 m² de capteurs avec un ballon de 200 à 300 litres (3 à 4 personnes) coûtent entre 4000 et 7000 euros TTC, pose comprise.LE PLAN SOLEILCe programme, qui a commencé en 1999, a pour objectif d'augmenter la diffusion des systèmes solaires thermiques en métropole grâce à :- des opérations de sensibilisation des maîtres d'ouvrages et prescripteurs, - des actions de formation / de perfectionnement, - des mécanismes de soutiens financiers. Il s'articule sur trois types de produits : les systèmes combinés (PSD, systèmes avec stockage), le chauffe-eau solaire individuel et l'eau chaude solaire collective. L'ADEME souhaite soutenir financièrement les opérations solaires collectives appuyées sur des études préalables détaillées, et dont la réalisation s'inscrit dans un cadre de " Garantie de Résultats Solaires (GRS) ".Préparateur d'ECS et Capteurs - GIORDANO
LES AIDES FINANCIERES
On distingue différents types d'aides :- celles qui sont valables dans toute la France (crédit d'impôt, TVA à 5,5%),- celles qui sont valables localement (aides de conseils régionaux, de communauté d'agglomération, de villes...).Crédit d'impôts - Loi de finances 2006 (JO n°304 du 31 décembre 2005)Le crédit d’impôt s'applique aux dépenses d’équipements (hors main d'oeuvre).Pour les logements particuliers neufs ou anciens, un crédit d’impôt à un taux de 50 % est accordé pour les installations de chauffe-eau solaire individuel et système solaire combiné (CESI – SSC).Les capteurs solaires doivent disposer d'une certification CSTBat ou Solar Keymark.Pour un même contribuable et une même habitation, le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder, pour la période du 1er Janvier 2005 au 31 Décembre 2009, la somme de :· 8 000 € pour une personne seule· 16 000 € pour un couple marié soumis à une imposition communeCe plafond est majoré de 400 € pour une 1ère personne à charge, 500 € pour le 2nd enfant et 600 € à partir du 3ème enfant.Les travaux doivent être exécutés et facturés par des professionnels.Si vous bénéficiez d’une subvention (Région, collectivités locales…) la base du crédit d’impôt est égale au prix de l’équipement après déduction de la subvention. TVA à 5,5 %Elle s'applique pour l'installation de capteurs solaires dans l’habitat principal ou secondaire lorsque les travaux sont exécutés et facturés par des professionnels.Cette mesure s'applique aux factures émises jusqu'au 31 décembre 2009.Aides de Conseil Régional de BretagneLe Conseil Régional de Bretagne soutient le développement du solaire. Il apporte des aides financières pour l'installation sur une habitation principale de capteurs solaires thermiques.Ces aides sont accordées à condition que les équipements aient un Avis Technique et soient certifiés CSTBât. Ils doivent également être mis en œuvre par des installateurs qualifiés, signataires d'une charte de qualité " Qualisol ". Pour les systèmes solaires combinés, la subvention varie entre 1 150 € et 1 910 €, en fonction matériel installé (intégration ou non en toiture).Les aides pour les CESI sont fonction de la surface installée (cf. tableau ci-dessous)REGION BRETAGNE De 2 à moins de 3 m² de capteurs 305 € De 3 à moins de 5 m² de capteurs 460 € De 5 à moins de 7 m² de capteurs 610 € Aides de Conseils GénérauxLe Conseil Général du Morbihan apporte une subvention pour contribuer aux énergies renouvelables menées par les particuliers pour leur maison individuelle.Les travaux d'installation de chauffages solaires rentrent dans le cadre de cette subvention.La maison d’habitation individuelle doit être construite avant le 1er janvier 1982 et habitée à titre principal ou louée à titre principal. Les économies d’énergie réalisées doivent être supérieure à 0,2 TEP (Tonne Equivalent Pétrole)La subvention est proportionnelle à l’économie théorique réalisée et plafonnée à 460 €.Le Conseil Général des Côtes d'Armor apporte également une subvention.- pour le CESI : le CG22 donne la même somme que la Région (pour les mêmes surfaces): 305, 460, 610 (de 2 à 7 m²),- pour les SSC, la subvention est de 610 €.Ce sont les mêmes conditions d'attribution que pour la Région (kit solaire, Qualisol,...) Aides de collectivitésCap Lorient et Communauté Urbaine de BrestCap Lorient et la Communauté Urbaine de Brest ont instauré une subvention d'un montant de 60 € par m² de capteurs solaires installés par des professionnels agréés Qualisol (plafonné à 7 m² de capteurs). Cette subvention vient compléter l'aide du Conseil Régional et le Crédit d'impôt.Locquirec (29)La commune de Locquirec propose 300 € par dossier solaire (CESI ou SSC) jusqu'à une limite de 10 dossiers pour 2005.

L'éolien

Une hélice entraînée en rotation par la force du vent (éole = dieu du vent de la Grèce antique) permet la production d'énergie mécanique ou électrique en tout lieu suffisamment venté. Les applications de l'énergie éolienne sont variées mais la plus importante consiste à fournir de l'électricité à l’échelle d’une région, d’un pays. Ce sont des parcs d'aérogénérateurs ou "fermes" éoliennes. Ils mettent en œuvre des machines de moyenne et grande puissance (200 à 2 000 kW).Des systèmes autonomes, de 500 W à quelques dizaines de kW, sont intéressants pour électrifier des sites isolés du réseau électrique (îles, villages...). Sur cette page : La production d'énergie mécanique grâce au vent La production d'électricité par éoliennes Eoliennes en mer : l'offshore L'éolien a le vent en poupe L'énergie éolienne en Bretagne occidentale Les projets bretons L'électricité éolienne chez vous LA PRODUCTION D'ENERGIE MECANIQUE GRACE AU VENTPetites soeurs des moulins à vent, les éoliennes mécaniques servent le plus souvent au pompage de l'eau. L'hélice entraîne un piston, qui remonte l'eau du sous-sol. Cette technique est bien adaptée pour satisfaire les besoins en eau (agriculture, alimentation, hygiène) de villages isolés, notamment dans les pays en voie de développement.LA PRODUCTION D'ELECTRICITE PAR EOLIENNESPrincipe de fonctionnement d'un aérogénérateur raccordé au réseauLa figure ci-dessous présente les éléments principaux qui composent la machine. L'énergie du vent captée sur les pales entraîne le rotor, couplé à la génératrice, qui convertit l'énergie mécanique en énergie électrique. Celle-ci est ensuite distribuée aux normes sur le réseau, via un transformateur.EOLIENNES EN MER : L'OFFSHOREAu large des côtes, le vent est plus fort et plus stable, et la visibilité des éoliennes s'en trouve bien sûr réduite. Favorisés par la faible profondeur des eaux côtières de la Mer du Nord et de la mer Baltique, de multiples projets d'installations d'éoliennes très puissantes, reposant sur les fonds marins à quelques encablures au large, sont donc lancés par nos voisins d'Europe du nord.Projet européen CAOWEE L'énergie éolienne offshore est considérée comme source importante d'énergie par la Commission Européenne qui a lancé un projet de soutien pour son développement. L'objectif de ce projet, intitulé "action concertée pour l'énergie offshore en Europe" (CAOWEE), est de rassembler le savoir-faire éolien offshore en Europe (technologie, intégration au réseau électrique, rentabilité, impacts environnementaux et aspects politiques), de l'évaluer et de le mettre à la disposition de tous les acteurs intéressés. Sa durée est de 18 mois. Les partenaires qui y participent viennent de différents horizons : développeurs de projets, compagnies d'électricité, bureaux d'études, instituts de recherches et universités; et sont issus de 13 pays européens (Espace Eolien Développement pour la France ). La coordination est assurée par la Division "Energie Eolienne" de l'Université de Technologie de Delft aux Pays-Bas. Le projet a pour enjeu de réduire les coûts de l'électricité de l'éolien offshore pour atteindre ceux des sources conventionnelles d'énergie. Il se concentre essentiellement sur l'exploitation à grande échelle de la ressource éolienne offshore à l'aide de machines de très grande puissance présentant à la fois des performances améliorées, une bonne fiabilité, et des impacts environnementaux limités. Le potentiel Breton est énorme, mais peu exploité à l'heure actuelle.L'ELECTRICITE EOLIENNE CHEZ VOUSRaccordé ou non au réseau, vous pouvez installer chez vous des aérogénérateurs (un permis de construire est nécessaire pour les machines de plus de 12 m de haut). L'électricité produite peut soit être stockée dans des batteries, soit distribuée aux normes sur le réseau. Cette dernière solution est économiquement et techniquement beaucoup plus pertinente. La société Sunwatt (ou la société Vergnet dans son concept Proxwind) commercialise des kits raccordés.Ce sont des machines de 1 à 2.7 kW (pâle de 3 à 5 m de diamètre) avec régulateur, onduleur, mât (de 12 à 18 m), câble. L'installation et la mise en service sont assurées par la société. L’investissement varie de 8 500 € à 20 000 € HT et la production annuelle de 2 300 kWh à 9 000 kWh.L'ENERGIE EOLIENNE ET L'ENVIRONNEMENTLa production d'électricité par des aérogénérateurs ne contribue pas au renforcement de l'effet de serre (pas de rejet de CO2 ou de méthane), aux pluies acides (pas de rejets de soufre ou d'azote), et à la production de déchet toxiques ou radioactifs.La production fait appel à des matériaux et procédés classiques. De plus, un aérogénérateur moderne "rembourse" en moins de 6 mois de fonctionnement l'énergie qu'il a fallu pour le fabriquer et l'installer.L'installation sur le site est rapide et n'engendre pas de perturbations irréversibles. A noter que tout projet de centrale éolienne doit faire l'objet d'une analyse des impacts visuels (intégration dans le paysage), sonores et sur l'avifaune.Les projets de plus de 2 millions d'Euros doivent faire l'objet d'une étude d'impacts réglementaire.En mer, les aérogénérateurs ne perturbent pas les comportements des oiseaux (car ils changent leur trajectoire avant d'être dans les turbulences de l'éolienne). Les transports routiers et les lignes haute tension tuent bien plus d'oiseaux que quelques éoliennes (Cf. l’étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux : suivi ornithologique du parc éolien de Port-la-Nouvelle (Aude) - novembre 97).Concernant l'impact sonore, oui, les éoliennes émettent un bruit qui a principalement pour origine le glissement de l'air sur les pales.Une machine de grosse puissance (500 kW) produit un niveau de pression acoustique d'environ 50 dB(A) à 150 mètres, soit l'équivalent du bruit dans un bureau.Le bruit diminue rapidement lorsqu'on s'éloigne. Une éolienne est généralement inaudible à 400 mètres. Des formules de propagation sont systématiquement appliquées lors des études d'impacts et permettent d'anticiper toute gêne pour les voisins les plus proches. Une éolienne a une durée de vie minimale de 15 ans. Au terme de son existence, le retour à l'état initial est immédiat, à la différence d'une centrale nucléaire, par exemple.Les politiques incitatives en Californie et dans certains pays d'Europe tels le Danemark, les Pays-Bas, l'Allemagne, ont largement contribué au développement de l'industrie moderne de l'énergie éolienne, désormais fiable et compétitive.Suite aux résolutions adoptées lors de la conférence de Kyoto pour le contrôle des émissions de gaz à effet de serre, de nombreux projets nationaux de construction de centrales éoliennes fleurissent en Europe du Nord.En 2005, l'éolien couvrira 20% de l'électricité Danoise. Puissance éolienne installée dans le mondeà la fin de 2000 (en MW) Source : Observ'ER - Windpower Monthly -Worldwatch Institute Allemagne 5 432 Danemark 2 281 Espagne 2 235 Pays-Bas 444 Royaume Uni 392 Italie 350 Suède 231 Grèce 189 Portugal 100 Irlande 86 France 69 Autriche 61 Finlande 38 Belgique 13 Autres Pays Européens 62 Union Européenne 11 930 Total Europe 11 992 Etats Unis 2 568 Canada 140 Total Amérique du nord 2 708 Inde 1 150 Chine 302 Total Asie 1 616 Reste du monde 301 Total mondial 16 617 L'ECONOMIE DE L'ENERGIE EOLIENNELes progrès techniques réalisés pendant les années 80 ont été accompagnés d'une baisse du coût du kWh produit. Ce dernier variait entre 0,05 € et 0,08 €/kWh, pour des parcs d'aérogénérateurs modernes implantés sur de bons sites éoliens (vitesse moyenne du vent de 25 km/h, c'est à dire force 4, jolie brise). Ces prix sont fonction du nombre d'aérogénérateurs et intègrent l'amortissement du matériel, sa maintenance et son exploitation. En France, un accord fixe un tarif moyen d'achat de 7,3 centimes d'euros le kWh pendant 15 ans. Les compagnies d'électricité rachètent le courant à prix fort les 5 premières années : 8,38 c€/kWh ; puis les 10 années suivantes, le prix de rachat varie de 3,05 à 8,38 c€/kWh suivant la durée de fonctionnement constatée sur la première période (5 ans). La rémunération maximum concerne les sites les moins ventés, donc plus il y a de vent, moins le tarif de rachat est élevé. Ce système est effectif pour les projets voyant le jour en 2001 et 2002. Au-delà, cette rémunération diminuera de 2 à 3 % par an.A noter que le prix de l'électricité produite par les énergies fossiles et fissiles ne prend généralement pas en compte tous les coûts "externes", comme les coûts pour l'environnement. Par conséquent, les prix sont maintenus relativement bas, ce qui ne favorise pas le développement du marché éolien.L'ENERGIE EOLIENNE EN BRETAGNE OCCIDENTALELa Bretagne occidentale, région française des plus ventées, produit 4 % de l'électricité qu'elle consomme. Les potentialités régionales de l'énergie éolienne mériteraient d'être analysées avec le plus grand intérêt, notamment en matière d'aménagement du territoire, de création d'activité économique et de développement local.A partir des données de relief, de vent et des différentes contraintes liées à l'implantation d'éoliennes, des sites ont été repérés. Sur 30 zones favorables, il est possible d'installer un minimum de 100 MW, soit environ 150 éoliennes. Ces centrales produiraient 228 GWh, soit l'équivalent de la consommation électrique, hors chauffage, de 90 000 foyers !LES PROJETS BRETONSActuellement, quatre sites disposent d'éoliennes (Goulien, Plouarzel, Dineault et les Glénans). Compte tenu du fort potentiel éolien breton et du "nouveau" tarif de rachat de l'électricité " verte ", de nombreux projets sont en train de prendre forme. Le projet porte sur l'installation de 5 éoliennes de 300 kW sur les communes de Saint-Thégonnec et Pleyber-Christ. Il a été dimensionné par les membres d'un groupe de suivi, en prenant notamment en compte les impacts visuels et sonores. Les éoliennes ont été achetées sur le marché hollandais, après deux ans de fonctionnement. Le montant de l'investissement est de l'ordre de 762 250 € au total. A l'origine de ce projet, deux acteurs locaux : un GAEC (regroupant cinq agriculteurs) de Saint-Thégonnec, et François BEUZIT, entrepreneur de Pleyber-Christ.Ce projet est innovant en France pour plusieurs raisons : - Tout d'abord, il représente une diversification agricole intéressante en ce qui concerne le GAEC.- Ensuite, l'investissement collectif est une initiative originale. En effet, la coopération entre un entrepreneur et un GAEC qui lui-même regroupe cinq agriculteurs est déjà une démarche collective. Mais ces initiateurs du projet ont été encore plus loin dans leur volonté de propriété collective en réservant un emplacement à une éolienne coopérative; permettant à chacun de participer concrètement au projet et de bénéficier de ses retombées économiques et sociales. Par cette démarche, le projet de Saint-Thégonnec-Pleyber-Christ devient un véritable projet de territoire, un outil de développement local qui implique désormais une quarantaine d'acteurs locaux dans une logique d'investissement solidaire. L'essence même de la démarche entreprise réside en sa capacité à être reproductible, sur d'autres territoires, à d'autres projets éoliens. .Intérêts économiques :En associant les PME locales (industries électriques, électroniques, construction mécanique, BTP,...) au développement de l'éolien, par un accord de sous-traitance avec les principaux constructeurs européens, une étude a montré que 62 % de l'investissement d'une centrale pourrait revenir à la Bretagne. Un seul programme de 100 MW représente 63 M€ pour la Bretagne (sur un total de près de 107 M€).(sources : ADEME)

Le solaire photovoltaïque

UNE ENERGIE D'AVENIR
La lumière du soleil peut directement être transformée en électricité par des panneaux photovoltaïques, sans pièces tournantes et sans bruit. L'électricité produite peut être soit stockée dans des batteries, soit convertie par un onduleur pour être distribuée aux normes sur le réseau. Sur cette page : Le solaire photovoltaïque : une énergie d'avenir Principe de fonctionnement Préalable à toute installation Installations autonomes Installations raccordées au réseau ...pour l'électrification en sites isolés :Par sa souplesse et sa facilité d’installation et de maintenance, l’énergie photovoltaïque est incontestablement une solution technique et économique adaptée, notamment dans les pays en voie de développement qui n'ont pas les moyens de se doter de réseaux de distribution d'électricité. Elle représente aussi un enjeu sociologique car, en apportant l’électricité dans des zones isolées, elle contribue à limiter le phénomène d’exode rural....dans les pays industrialisés, dotés de réseaux denses de distribution d'électricité :Les installations photovoltaïques peuvent être raccordées au réseau, ce qui représente une économie importante en investissement et en fonctionnement (cf. "Installations raccordées au réseau").Le photovoltaïque est la seule filière qui peut être installée n'importe où, y compris en centre ville, permettant d'économiser d'autant les besoins de fourniture par le réseau des bâtiments équipés. C'est pourquoi de nombreux pays (Allemagne, Japon...) développent de vastes programmes d'équipement de "toits solaires", non seulement sur les habitations individuelles, mais aussi sur les bâtiments tertiaires (façade ou couverture), dans le but de stimuler la demande et d'accélérer, ainsi, la baisse des coûts de fabrication encore élevés.La production d’électricité photovoltaïque reste encore plus chère que l’électricité classique. Mais les prix sont en baisse continuelle, grâce entre autre à des subventions européennes (programme PHEBUS en France pour les particuliers) ou locales. La compétitivité devrait s’améliorer avec les progrès technologiques de demain.Ainsi, le marché photovoltaïque mondial connaît une croissance rapide depuis les années 80. La puissance crête du parc photovoltaïque mondial en 2001 est estimé à 1250 MWc pour une production d'énergie annuelle de 1,5 TWh (source Système solaire).Capteur photovoltaïque polycristallin PRINCIPE DE FONCTIONNEMENTLes photopiles sont constituées de matériaux semi-conducteurs (généralement silicium) qui transforment directement la lumière du rayonnement solaire en énergie électrique.Les particules de lumière (photons) viennent heurter les électrons sur le silicium et lui communiquent leur énergie. Le silicium est traité (dopé) de manière à jouer le rôle de clapet anti-retour (diode) d'électricité et ainsi à diriger tous les électrons dans le même sens. Une tension apparaît donc en présence de lumière aux bornes de la photopile. Si l'on ferme le circuit à l'aide d'une lampe, d'un moteur, etc., le courant peut circuler.La tension est peu variable alors que le courant est quasi proportionnel à la lumière reçue. Les technologies se divisent en deux grandes familles : Le silicium cristallin (qu'il soit mono ou poly) est une technologie éprouvée et robuste (espérance de vie : 30 ans), dont le rendement est de l'ordre de 13 %. Ces cellules sont adaptées à des puissances de quelques centaines de watts à quelques dizaines de kilowatts. Elles représentent près de 80 % de la production mondiale en 2000.Silicium polycristallinCes cellules, grâce à leur potentiel de gain de productivité, se sont aujourd'hui imposées : elles représentent 49 % de l'ensemble de la production mondiale en 2000. L'avantage de ces cellules par rapport au silicium monocristallin est qu'elles produisent peu de déchets de coupe et qu'elles nécessitent 2 à 3 fois moins d'énergie pour leur fabrication. Silicium monocristallinSon procédé de fabrication est long et exigeant en énergie; plus onéreux, il est cependant plus efficace que le silicium polycristallin. Silicium amorphe Les coûts de fabrication sont sensiblement meilleur marché que ceux du silicium cristallin. Les cellules amorphes sont utilisées partout où une alternative économique est recherchée, ou, quand très peu d'électricité est nécessaire (par exemple, alimentation des montres, calculatrices, luminaires de secours). Elles sont également souvent utilisées là où un fort échauffement des modules est à prévoir. Cependant, le rendement est de plus de 2 fois inférieur à celui du silicium cristallin et nécessite donc plus de surface pour la même puissance installée. Les cellules en silicium amorphe sont actuellement de moins en moins utilisées : 9,5 % de la production mondiale en 2000, alors qu'elles représentaient 12 % en 1999. D'autres techniques semblent gagner du terrain aujourd'hui, ce sont les technologies en ruban et les couches minces. Pour obtenir plus de tension, on assemble les cellules en série (pour obtenir une tension nominale de 12-14 V) et on les encapsule entre deux couches de verres pour les protéger des agressions extérieures.Un module (durée de vie de 30 ans) compense en moins de 5 ans l'énergie dépensée pour sa fabrication.
Dans une habitation, que ce soit pour les installations autonomes ou raccordées au réseau, une démarche globale préliminaire de maîtrise de l'énergie est nécessaire (changer les réfrigérateurs de mauvais rendement, éviter les halogènes et les lampes à incandescence et leur préférer les lampes basse consommation, équiper les appareils à veille de rallonges avec interrupteur intégré, et surtout, exclure le chauffage électrique…). L'usage de l'électricité doit être réservé aux applications nobles de celle-ci : éclairage, informatique, télévision, hi-fi, moteurs électriques… INSTALLATIONS AUTONOMESSi l'énergie solaire doit assurer la totalité des besoins en électricité d'un site, il est nécessaire de la stocker pour les périodes non ensoleillées. Ce stockage est généralement assuré par des batteries au plomb. Un régulateur les protège contre les surcharges ou la décharge profonde. Applications :Ces systèmes sont très bien adaptés aux "petits" besoins d'électricité lorsque le réseau public est inaccessible, les coûts de raccordements étant élevés. Ils couvrent en outre un large domaine d'applications : télécommunications, signalisation terrestre (routière), maritime (phares et balises) et aérienne, pompage, électrification rurale, mobilier urbain (horodateurs, abris bus...) et utilisation grand public (montres, calculatrices)...Un kit solaire composé de 1 panneau 50 Wc, un régulateur et une batterie de stockage revient à environ 650 € TTC.On peut trouver de petits éléments photovoltaïque dans notre catalogue.INSTALLATIONS RACCORDEES AU RESEAU : LE PROGRAMME PHEBUSUn peu d'histoireDepuis 1992, des programmes européens (Phébus), mis en œuvre par l'association Hespul (anciennement Phébus), ont permis d'installer en France plus de 200 centrales photovoltaïques raccordées au réseau.L'avantage du raccordement est de se dispenser du coûteux stockage d'électricité dans des batteries. Un onduleur permet d'injecter directement l'électricité produite dans le réseau électrique de la maison. Dans le cas des programmes Phébus, si la consommation locale est supérieure à la production de la centrale, l'appoint est fourni par le réseau. Dans le cas contraire, l'énergie est fournie au réseau public et sert à alimenter les consommateurs voisins.Sources : Hespul Aujourd'huiDepuis le 26 juillet 2006, les services ministériels ont revu à la hausse les prix d'achat du kWh d'origine photovoltaïque.En métropole continentale, le tarif applicable est de 30 centimes € / kWh auquel il faut ajouter 25 centimes € / kWh si les capteurs sont intégrés au bâti.Pour la Corse et les départements d'outre-mer, le tarif applicable est de 40 centimes € / kWh auquel il faut ajouter 15 centimes € / kWh si les capteurs sont intégrés au bâti.Le contrat d'achat est conclu pour une durée de 20 ans.Ce tarif est applicable pour les installations disposant de deux compteurs d'électricité : un pour la vente, l'autre pour l'achat (contrairement au programme Phébus où l'on avait un seul compteur pouvant tourner " à l'envers "). Actuellement, le particulier (ou la collectivité) est véritablement assimilé à un petit producteur d'électricité.Quelques chiffresLe coût indicatif d'une centrale de 1,1 kWc varie entre 6 000 et 8 000 € HT, pose incluse et avant subventions.Actuellement, la taille la plus courante des centrales photovoltaïques installées avec le concours de HESPUL est de 2,2 kWc. Réalisation d'un mur anti-bruit photovoltaïque en Nord/Pas de CalaisLe premier en France, ce mur photovoltaïque déflecteur de bruit de 450 m de long et de 3 m de haut se situe en bordure de l'A 21, à hauteur de Fouquières-Les-Lens. La puissance électrique totale fournie par les 630 panneaux (inclinés à 60°) est de 63 kWc. L'énergie produite est réinjectée dans le réseau EDF en 400 V triphasé. L'étude et le concept de la partie photovoltaïque avec injection de l'électricité dans le réseau EDF ont été élaborés par Sunwatt France. Ce projet a été réalisé en 2001 dans le cadre d'un programme européen Thermie